Ariane

 

Ariane est une femme de 52 ans grande, maigre et plutôt nerveuse, ce qui est en parti du à son activité professionnelle très prenante. En effet, elle ne compte pas les heures de travail, mais  c ‘est le prix à payer lorsqu’on est propriétaire d’une boutique.

En secondes noces, la commerçante a épousé Eric un homme tendre et généreux. Leur rencontre romantique sur un quai de gare sept ans plus tôt a totalement bouleversé sa vie.

Malheureuse à cette époque, suite à un échec cuisant qui l’avait totalement vidé elle ne croyait plus en la magie de l’amour, pourtant le coup de foudre l’a transformé.

Rien ne l’avait préparé à une telle romance, surtout que son nouveau mari est très différent de ses précédents compagnons. Tant par le caractère que par le physique, il se trouve elle adore ses rondeurs rassurantes.

La relation est basée sur un profond respect, une totale confiance ainsi qu’un amour inconditionnel.

Leurs enfants respectifs ont quitté le domicile depuis plusieurs années ce qui leur permet de profiter pleinement l’un de l’autre sans subir d’interférences de toute sorte.

De ce fait le couple est totalement épanoui, ils ont construit leurs bonheurs grâce à leur faculté de tirer des leçons du passé et de leurs échecs sentimentaux.

Extrêmement fatiguée après une longue journée de soldes dans son magasin de prêt à porter, Ariane n’a qu’une envie c’est de dormir.  Heureusement qu’à son retour au domicile la table est mise, le repas mijote dans le four et une odeur de poulet au curry se propage dans la maison.

Son époux est toujours aux petits soins, ce qui fait son petit effet.

-Bonsoir mon petit ours, tu es vraiment l’homme idéal.

Elle l’embrasse tendrement, il adore cette femme qui est toujours impeccable en toute circonstance, sa délicate odeur l’enivre.

-Bonsoir ma belle, tu n’et pas mal non plus dans ton genre.

Au premier regard Eric comprend que la journée de sa femme a été éreintante mais il a été convenu dès qu’ils ont emménagé ensemble qu’une fois rentrée son activité professionnelle ne serait pas évoqué.

Pour profiter encore plus l’un de l’autre les téléphones sont éteints dès l’apéro pour permettre à Ariane de réellement séparer le boulot de sa vie privée ce qui n’était pas le cas lors de son premier mariage.

Après le repas elle se prélasse dans son bain histoire de déstresser car en ce moment il y a de quoi déclencher un ulcère d’estomac. Entre sa clientèle exigeante et ses vendeuses peu concernées par l’impératif d’écouler au maximum les invendus d’une saison désastreuse.

Elle essaye malgré tout de relativiser car sa trésorerie ne se porte pas trop mal contrairement à d’autres enseignes de la ville.

Après ce petit moment d’égoïsme, elle n’a qu’une envie c’est de s’enfuir au fond de ses draps de satin et se laisser tomber dans les bras de Morphée. Quand son mari la rejoint, il a prévu tout autre chose, persuadé qu’un peu de sexe favorisait une nuit réparatrice.

En plus en tant que conducteur de train à la retraite, il n’est pas du tout vanné, malgré ses multiples occupations journalières.

Eric lui caresse affectueusement le visage en lui avouant :

-J’ai très envie de toi mon amour.

-Pas ce soir, je suis exténuée mon chéri.

Ce genre d’argument ne suffit pas pour démotiver l’épris. Connaissant parfaitement son épouse il l’embrasse tendrement en lui caressant délicatement ses petits seins qui se dressent instantanément. Malgré l’épuisement le corps d’Ariane est réceptif à l’appel du désir.

Pour éviter tous quiproquos ils ont prit l’habitude de communiquer sans tabous

-D’accord mais fais-moi l’amour doucement, je suis à bout de force.

-Tout ce que tu voudras mon ange.

L’affectueux mari évolue avec lenteur sur ce corps qu’il célèbre. Du bout des lèvres, il dorlote la longiligne qui se laisse ainsi choyer, demeurant totalement inerte et les yeux clos.

Plutôt heureux d’innover, il effleure délicatement sa peau avec une plume pour favoriser une relaxation plus intense.

Par la suite, il cajole méticuleusement ses petites fesses plutôt que de les stimuler avec force comme il le fait habituellement.

Une fois n’est pas coutume, ce soir il privilégie les besoins de sa femme en faisant virevolter sa langue avec légèreté sur l’abricot de son adorée en y mettant tout son cœur.

-Hmm nounours c’est parfait, surtout ne me fais pas jouir.

-Tout ce que tu voudras mon trésor.

Cette délicate manipulation a un effet extrêmement décontractant, Eric réussi à faire durer ce plaisir indéfinissable sans lui faire franchir la ligne interdite de l’orgasme.

Au bout de longues minutes de servitude la nécessité de se réfugier dans la moiteur de sa concubine le tiraille. Il fini par s’introduire avec une rare douceur ce qui procure un bien être totale à sa femme qui s’exprime dans un souffle à peine audible :

-C’est divin mon amour, tu es exceptionnel.

Ariane se croit au paradis, idéalement elle voudrait que ce moment hors du commun ne s’arrête jamais. Cette volupté la transporte, les vas et viens langoureux de son mari dans son intimité diffusent des ondes positives dans chaque cellule de son corps.

Elle a l’impression de flotter dans les airs, que son esprit et son corps sont divisés.

Très observateur Eric comprend que la femme de sa vie est entrain de vivre une expérience sensorielle hors du commun. Jamais il n’avait vu son visage si lisse, son attitude est inhabituelle, elle semble si paisible.

Il est très fier de lui donner un tel assouvissement, Eric déplace légèrement son épouse sur le flanc afin de s’installer plus confortablement :

-Je vais te rejoindre au nirvana ma reine….

Malgré une sexualité ouverte il découvre cette nouveauté avec enchantement, un orgasme lui semble bien fade à côté de cet ésotérisme.

Cela tient du surnaturel, il prend conscience de capacités insoupçonnées du corps humain à percevoir ce qui lui est nécessaire.

Cette lente valse des sens les rapproche encore, une réelle fusion s’opère. Il a plus que jamais la sensation d’être lié à Ariane, de ne faire qu’un :

-Mon cœur c’est vraiment fabuleux

-Hmm oui mon ourson….

L’osmose dure encore de longues minutes avant qu’ils ne s’endorment encore fusionnés.

Le lendemain matin les passionnés se réveillent de bonne heure, totalement ressourcés.

Leur activité nocturne a été plus que bénéfique, Ariane et Eric réalisent que bien malgré eux ils viennent de découvrir le Slow sexe.

 

Recueil de nouvelles

Succulence de l’érotisme au féminin

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Ce recueil de 24 récits regroupe une majorité d’inédits ainsi qu’une sélection de récits publiés sur ce site.

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Révélations sensuelles:

Découvertes de sensations  nouvelles, aussi intenses qu’exceptionnelles.

Pauses érotiques :

Moments de détente sexy pour femmes actives.

Pulsions charnelles:

La difficulté de résister à d’irréfutables attirances aussi  puissantes qu’immorales.

Lieux aphrodisiaques:

Certains endroits anodins peuvent devenir des terrains de jeux  hautement sensuels.

 

Emma

 

Couverture_EmmaEmma est une magnifique créature qui apprécie l’indépendance que lui procure son emploi et assume totalement sa sexualité libérée.

Après avoir passé plusieurs années dans des lieux paradisiaques aux quatre coins du monde elle souhaite changer de vie pour revenir dans la capitale et ainsi se rapprocher de ses enfants devenus adolescents qui vivent avec son ex-époux.

La jeune femme était consciente du bouleversement qui allait s’opérer suite à son changement de société mais ne s’attendait à aucun moment en tant que célibataire déterminée à rencontrer une personne qui allait la transformer profondément et cela malgré de nombreuses barrières.

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EX

Le point commun de tous les ex de la planète, c’est qu’on les trouve nettement moins attirant une fois que l’histoire est derrière nous.

On arrive même à se demander comment l’on a pu se tromper à ce point. Mais bon, pour notre défense, il paraît que l’amour rend aveugle !

L’adage a bon dos lorsque la honte nous submerge en repensant aux années perdues auprès d’une personne qui maintenant nous inspire le dégout.

Surtout qu’on a beau se creuser les méninges, impossible de se souvenir pourquoi le mode «total in love» s’est activé sans crier gare, pour finalement s’éteindre quelques années plus tard en nous ramenant à une décevante réalité.

C’est d’ailleurs atroce de réaliser à quel point l’on s’est fourvoyé.

Du coup, à chaque fois que l’on croise l’abominable, on est prit subitement d’une violente envie d’étrangler Cupidon avec les cordes de son arc, afin d’empêcher ce petit farceur de faire de nouveaux dégâts.

                           …triste constat…

2017 année charnelle

 

Meilleurs vœux à mes lecteurs assidus.

Que l’esquisse  de cette nouvelle année vous mène à des amours volcaniques, selon les goûts, éternels ou éphémères…

L’essentiel étant de préserver sa spécificité,  de rester à l’écoute de son corps, de ses envies et ses besoins afin d’accéder à l’ivresse cosmique lors de magnifiques  corps à corps férocement orgasmiques.

                                                                                                   

                                                                                               Ewenn Mathis

La dalle

….  et pas seulement ce soir…

Cet état insoutenable d’abstinence forcée où le corps crie famine et l’humeur devient exécrable.

L’environnement familial et professionnel n’a qu’à bien se tenir pour ne pas subir les foudres d’un état de stress palpable.

À l’évidence aucune solution de substitution ne permet de se rassasier quand il y a un besoin de contact physique, car même une poupée à plusieurs milliers d’Euros ne saurait combler cette disette.

La plus grande crainte, lorsqu’on est habitué à l’ivresse des sens, blottit contre un corps doux et chaud, est d’en arriver au moment, où dans un réflexe de protection la libido se met en veille et l’organisme oublie la merveilleuse sensation de l’abandon.

 

                                                            Joyeux Noël à tous les affamés !

Viviane

 

Viviane et Tanguy se sont dits oui il y a dix-sept ans par un jour pluvieux d’automne. Ils avaient eu le coup de foudre un an plus tôt quand ils se sont rencontrés en boite de nuit par hasard, alors que ni l’un ni l’autre n’étaient habitués à fréquenter ce genre d’endroit.

L’une y était allée pour les vingt ans d’une copine et l’autre s’était laissé embarquer par ses collègues après une interminable réunion de travail.

À partir de ce jour, ils ne se sont plus quittés. Viviane avait rapidement emménagé chez Tanguy au grand désespoir de ses parents qui ont vu partir précocement leur fille unique. De plus ils ne croyaient pas en l’avenir de cette union car la différence d’âge les inquiétait.

Malgré tout, l’amour inconditionnel qui unit Viviane à Tanguy est venu à bout des préjugés. Les esprits se sont définitivement apaisés une fois que le premier enfant est né quatre ans après leur rencontre.

Depuis tout le monde vit en harmonie, deux autres naissances ont suivis et le bonheur est au rendez-vous quotidiennement.

Traditionnellement pour leur anniversaire de mariage, ils passent la soirée dans un restaurant gastronomique réputé au décor majestueux.

C’est à chaque fois le grand jeu car Viviane est convaincue que l’amour ça s’entretient. La trentenaire explose le budget, rien n’est trop beau, nouvelle tenue et passage obligé dans l’après-midi chez la coiffeuse et l’esthéticienne.

Elle veut se sentir belle et unique, surtout que l’homme de sa vie s’embellit avec l’âge. De sept ans son ainé, ses cheveux poivre et sel lui donnent un charme fou.

Toujours très éprise, il est hors de question qu’elle lui donne l’occasion de la quitter.

Après toutes ses années de vie commune, le couple a toujours des choses à se raconter et leur complicité est évidente.

Viviane adore se noyer dans le regard vert de son mari en se laissant bercer par sa voix grave et sensuelle.

Une joie incommensurable la gagne lorsqu’au moment du dessert il lui promet une nuit exceptionnelle.

Sur le retour, pour mettre sa déesse dans l’ambiance, il a prévu de la musique douce dans la voiture, il est certain qu’avec ses trois verres de vin Viviane sera très réceptive à sa petite surprise.

L’affectueux a toujours souhaité le meilleur pour la pétillante qui égaye sa vie depuis tant d’années. Jamais il n’a songé à la tromper malgré de nombreuses opportunités.

Tanguy a travaillé dur pour lui offrir une vie agréable, ils partent en vacances deux fois l’an en famille et s’offrent occasionnellement des escapades en amoureux lors de weekends prolongés.

Arrivés chez eux, ils apprécient le calme de leur joli pavillon, comme chaque année les enfants sont chez les grands-parents pour la nuit.

Viviane a pris soin de placer des bougies aux senteurs aphrodisiaques dans la chambre des délices.

Tout est parfait lorsque Tanguy s’approche de sa femme et l’embrasse longuement en faisant glisser la fermeture éclair de la robe de soirée afin d’avoir accès à ce dos qu’il adore caresser.

Elle frissonne et lui murmure:

– Tanguy je t’aime.

Les baisers dans la nuque font chavirer Viviane, il ôte délicatement le magnifique vêtement et s’émerveille devant les nouveaux dessous qui le stimule terriblement, pourtant il va se tenir à son plan et résister à ses pulsions pour assouvir celle qu’il aime.

– Tu es vraiment splendide chérie.

L’ adorée  en oubli les complexes liés à ses rondeurs que Tanguy trouvent fort appétissantes. D’ailleurs, il ne se lasse pas de malaxer cette généreuse poitrine emballée dans une dentelle rouge. Ses mains se promènent sur les bas résilles avant de s’aventurer vers des zones hautement érogènes.

Viviane en a la chair de poule lorsque son homme lui flatte la raie des fesses. La scène est très érotique, Tanguy est toujours habillé, son magnifique costume s’oppose à la tenue légère et aguicheuse de la docile qui commence à gémir dès qu’il glisse ses doigts dans son string pour écarter les grandes lèvres et frôler somptueusement son clitoris.

–  Ma poupée, je vais te gâter.

–  Mmmm, mon trésor, j’ai tellement envie de toi.

Il sort un foulard de la commode et lui bande les yeux .

–  Allonges-toi !

Pendant que Viviane obtempère, Tanguy se met à l’aise avant de l’attacher aux barreaux du lit. Il contemple son épouse ainsi offerte, ses longs cheveux noirs se répandent sur l’oreiller, il est impatient de la faire jouir.

Il lui donne un baiser langoureux tout en caressant ses magnifiques seins qu’il a libérés sans dégrafer le soutien-gorge. Sa langue descend le long de ce corps pulpeux, il fini par enlever le bout de tissu qui gêne l’accession au bouton de rose.

Elle sait que ce qui va suivre va être enivrant, pourtant il ne lui prodigue cette vertigineuse caresse qu’un court instant.

Viviane s’effraie tout d’abord lorsqu’un objet non identifié la pénètre dans un va-et-vient délicat, mais très vite son bas-ventre s’emplit d’agréables fourmillements.

Tanguy est très attentif au bien-être qu’il diffuse, dès que le bassin de sa belle commence à se trémousser il active une des fonctions du vibromasseur.

À aucun moment elle ne s’attendait à être visitée de la sorte car jamais ils n’avaient utilisé d’accessoires pendant leurs jeux érotiques.

La stimulation des billes contre les parois de son vagin lui procure beaucoup de plaisir, Tanguy procède progressivement pour que son amour profite d’un maximum de nouvelles sensations.

Limitée dans ses mouvements car pieds et poings liés, Viviane se tortille difficilement en exprimant sa satisfaction :

–   Chéri, c’est si bon, mmmm, continu, oh oui…

Le moment est venu de rajouter les vibrations bien placées. Le bout de silicone collé sur son clito la stimule démesurément.

Viviane s’égosille :

–  Oh mon Dieu Tanguy … Ahh

Il est satisfait de la voir dans un tel ouragan sensuel, dire qu’elle s’était toujours opposée à l’introduction de tout objet dans ses entrailles.

L’excitation de l’époux est grandissante c’est de plus en plus difficile pour lui, sa queue est en feu. Sa position de dominant lui inspire une agréable idée, tout en continuant à gâter Viviane il lui met son pénis dans la bouche.

Ce subit et inattendu outrage  lui procure un nouveau spasme sexuel.

Néanmoins  elle continue de pomper son mari avec conviction afin qu’il ne tarde pas à éclabousser sa gorge de son savoureux liquide crémeux.

Le couple  exténué et serein s’assoupit  côte à côte, comblé par cette fabuleuse expérience.

Comme chaque année Tanguy à réussit à surprendre la femme de sa vie.

Quant à Viviane, elle a définitivement décidé d’adopter le jouet extraordinaire.

Le doute

 

Lorsqu’enfin quelqu’un fait battre ce cœur trop longtemps tari, il y a une période d’incertitude qui est la fois rassurante et inquiétante.

Il y a forcément la peur du rejet, mais quelquefois l’angoisse d’un changement positif qui va déboucher sur un bouleversement de toute une existence s’avère encore plus difficile à gérer.

Difficile confrontation que celle de l’envie d’avancer avec l’être cher, en totale opposition avec le besoin de rester dans la zone de confort.

Cruel dilemme ….

Le doute est alors la frontière entre la gestion de deux modes de fonctionnement : l’écoute du sensitif ou de l’ego.

Ce « No man’s land » sécurisant ne favorise pas la décision finale qui se fait malheureusement souvent attendre….

 

Comme l’a si bien écrit De Palmas : l’instinct est une femme qui me guide….

Jalousie

 

L’envie est un des plus redoutables péchés car il a engendré d’horribles filles nommées : jalousie et convoitise.

Puissantes les sœurs sont à l’origine d’innombrables conflits qui peuvent mener au pire.

En effet tous les moyens sont bons lorsqu’on brigue le bonheur d’autrui.

La tentation de détourner l’être ou l’objet idéalisé prend le dessus sur la raison, peu importe si cet acte égoïste fait vaciller l’équilibre de tout un clan.

À défaut de s’approprier l’inabordable, la destruction de l’inaccessible reste au lot de consolation acceptable pour l’inassouvie.

Cet acte dissolu reflète sans doute un cruel complexe d’infériorité.

 

                                                                                              …à chacun sa place…

 

Quéquettes

 

L’homme semble avoir une relation particulière avec l’attribut qui le défini.

Alors pour ne pas blesser l’être fragile qui sommeille en chaque mâle, il faut réussir à masquer ses émotions lorsque l’on rencontre le sexe pas toujours majestueux pour la première fois.

D’autant plus que, quelque soit l’apparat, impossible de deviner ce qui se cache dans la pochette surprise, sachant qu’une vie de débauche ne suffirait pas pour répertorier tous les spécimens !

Quelques fois c’est comme un matin de Noël, d’autre fois on ne peut s’empêcher de penser à la gamme de légumes en conserves d’une certaine enseigne de grande distribution.

En effet entre les carottes de différentes variétés, les champignons affublés d’énorme coiffes, les bourses démesurées, les mono-couilles, les disproportionnées, les énormes, les micro-zizis, les baveuses, les flasques, les cloutées, les tordues etc.

On comprend l’intérêt de la coutume pas encore reléguée aux oubliettes du noir complet pour s’adonner aux plaisirs charnels.

Pourtant pas besoin de magnificence pour donner du plaisir, la nature étant bien faite, la singularité masculine de chacun rend la perception unique.

 

                                                  …le plus moche serait de ne pas les découvrir …

Vocabulaire

 

Révision non dénouée de sens car nombreuses sont les dérives liées aux interprétations erronées :

– Des messages récursifs font état de harcèlement et non de pouvoir de séduction.

– La surprotection n’est pas considérée comme une preuve d’affection mais vécue comme de l’étouffement.

– Il s’agit de libertinage quand un individu sans attaches papillonne en recherche de sensations, dans les autres cas de figure il s’agit bien d’adultère.

– L’échangisme est ainsi nommé lorsqu’il y a total consentement entre les parties, sinon cela se réfère à du proxénétisme, l’argent n’étant pas l’unique profit.

– Se donner à autrui par peur fait état de violence morale et physique et non d’une preuve d’amour.

– Concernant le manque d’égard suite à un refus clairement exprimé, il n’est en aucun cas question de jeu érotique, mais malheureusement de viol.

 

 

                                                                              …à bon entendeur….

Aurélie

 

Lieutenant de police, Aurélie est une grande femme brune aux formes rebondies, son physique avantageux ébranle la plupart des hommes qu’elle croise.

Malheureusement son caractère de cochon et ses aptitudes aux sports de combat anéantissent toutes tentatives d’approches masculines.

Son divorce s’est d’ailleurs très mal passé, ce qui ne donne pas envie à quiconque au courant de l’explosive histoire d’entamer une relation avec la farouche.

Pourtant Aurélie a beaucoup de qualités bien dissimulées sous son armure de super-cop. Ses amis connaissent son cœur en or et ses talents de cuisinière émérite,  par contre elle est férocement opposée à l’idée d’élever un jour des marmots.

D’une part son métier est très prenant et d’autre part elle y a vu bien trop de malheur. De toute façon elle estime qu’à trente-cinq ans il est un peu tard pour faire ce genre de projet, de plus son célibat lui convient. Sa vie est bien organisée, lorsqu’elle ne travaille pas elle aime bouquiner ou sortir avec ses copines de toujours.

Aurélie n’est donc nullement réceptive aux regards langoureux de son collègue qu’elle côtoie depuis plus de deux ans. Le comble c’est qu’elle est bien la seule à ne rien voir ! En gros tout le commissariat sait que Constant en pince pour elle.

Avoir cette femme si proche de lui et si loin à la fois le torture. Les longues planques sont un vrai supplice pour ce gaillard costaud de quarante trois ans aux cheveux très court.

Il rêve depuis des mois de l’embrasser, la serrer dans ses bras et peut-être fonder une famille. Constant donnerait tout pour qu’enfin elle le contemple avec un autre regard que celui de la professionnelle imperturbable.

Seule chose qui le rassure, c’est qu’il est certain qu’Aurélie n’a personne dans sa vie, même pas un misérable plan cul occasionnel.

Par contre par désespoir il a entamé un semblant de relation avec une infirmière rencontrée au cours d’une enquête. La fille est super-sympa et vraiment jolie, mais malgré cela il n’arrive pas à oublier celle qui le tourmente quotidiennement.

C’est au point qu’il envisage  de demander une mutation, voire de quitter la Police si cela pouvait lui donner la moindre chance de séduire celle qu’il aime.

Car il sait qu’Aurélie a toujours critiqué les relations amoureuses entre collègues, qu’elle qualifie de pathétique.

D’ailleurs les proches de Constant ne comprennent pas son acharnement, quelle idée de s’amouracher d’un tel monstre d’égoïsme !

Mais l’homme placide a beau chercher aussi loin que possible dans ses souvenirs, jamais il n’a éprouvé de sentiments aussi forts pour une femme. Il se trouve qu’au fil des mois il a découvert sa vraie nature, pour lui le doute n’est pas permis : Aurélie a du cœur !

L’officier l’a observé maladroitement dissimuler ses larmes dans certaines affaires sordides, tout comme il est certainement le seul à connaitre ses goûts musicaux un peu ringards, ses lectures à l’eau de rose, et surtout son humour décapant dans des moments improbables.

Constant a également eu la chance de l’apercevoir à moitié nue lorsqu’il est arrivé en avance un matin alors qu’elle sortait de sa douche. Pour lui il est évident qu’on ne peut qu’aimer cette femme, de plus ses petites fossettes le font craquer.

C’est pourquoi il est d’excellente humeur quand il apprend qu’Aurélie est obligée de sacrifier un jour de repos pour renforcer les équipes sur une enquête urgente.

Joie qui n’est pas du tout partagée, l’entrée d’Aurélie est fracassante.

-Bordel, vous ne pouvez pas une fois me foutre la paix, merde ! Il n’y avait pas moyen de vous passer de mon génie sur ce coup-là ?

Son supérieur tente tant bien que mal de la recadrer:

Du calme Aurélie, je vous rappelle que vous êtes au service de votre pays.

-La belle affaire, ce n’est pas parce que je n’ai pas de mec que je n’ai pas de vie !

Lorsque le commandant leur explique la situation, elle comprend la nécessité d’impliquer autant d’effectifs.

Les équipes se répartissent les tâches. Femme de terrain Aurélie est plutôt contente de travailler comme à l’accoutumée avec Constant, qui est d’après elle le seul individu fiable de la planète.

C’est un élément de valeur avec qui elle se sent en sécurité. De plus il ne se la joue pas mode cow-boy comme bon nombre de coéquipiers. Sans oublier qu’il a de la conversation, ce qu’elle classe en tête de liste d’importance dans les qualités d’un mortel.

-Salut Constant tu as l’air en forme !

-Oui ça va, merci. Désolé pour ton repos.

Le capitaine ayant entendu la conversation, se moque de Constant en lui en faisant des gestes de pipeau derrière le dos d’Aurélie qui n’est pas totalement dupe.

-Il y a un problème Virgile ?

Comme chacun en ce lieu, le gradé craint les colères légendaires d’Aurélie, du coup il répond sur un ton désinvolte avant de s’éclipser.

-Tout va bien.

Vers la fin d’après-midi, ils se retrouvent tous deux à perquisitionner l’appartement d’un suspect. En entrant dans la chambre à coucher, Constant comprend qu’il va entrevoir des accessoires très éloignés de l’objectif de leur enquête.

En effet en ouvrant le second tiroir de la commode il découvre des jouets en tous genres, ce qui est plutôt en phase avec la déco luxurieuse de la pièce : tableaux et statuettes de nues, draps de soies…

Lorsque Aurélie arrive pour lui dire qu’elle a fait chou blanc elle ne peut s’empêcher de le vanner quand elle le trouve avec un énorme gode dans la main.

-Il est strictement interdit d’emprunter les affaires d’un suspect !

Il se sent un peu con sur le coup, mais tient à partager sa découverte.

-Viens voir la collection est impressionnante.

Amusée la policière s’installe à coté de son collègue, ils commentent ensemble chaque pièce. Il arrive que Constant ait besoin d’éclaircissement au sujet de certains ustensiles, du coup les connaissances d’Aurélie l’intrigue.

-Tu me sembles bien informée ?

-Je te rappelle que je suis célibataire.

Après un court temps de réflexion, Constant demande :

-Tu as des trucs comme ça ?

-Ben oui, ne fais pas cette tête ! Les plaisirs solitaires ne sont pas réservés uniquement aux mâles en rut.

Constant se dit que finalement ça ne l’étonne pas d’elle. Du coup surgit de nulle part ce qu’il peinait à avouer depuis une éternité.

-Tu peux jeter tout tes engins en silicone car je suis prêt à te faire du bien chaque jour si tu le souhaites.

Assommée, elle en perd son sens de la repartie, ce qui donne à son soupirant le temps d’argumenter.

-Aurélie je t’aime comme un fou, je veux passer chaque instant qui me reste à vivre avec toi, et cela même quand tu fais la gueule, ou que tu hurles à faire trembler les murs.

-Wow, c’est la déclaration la plus frapadingue qu’on ne m’ait jamais faite !

La caractérielle se dit que voilà enfin un mec qui ose. Il est vrai que Constant compte vraiment, mais à aucun moment elle ne l’a envisagé comme un amant potentiel, mais plutôt comme un grand frère protecteur.

Maintenant qu’il est lancé, Constant ira jusqu’au bout. Il s’approche de la femme de sa vie qu’il surplombe d’une tête pour lui caresser tendrement la joue du revers de sa main.

Aurélie décrypte l’intensité des sentiments dans son regard ce qui fait illico tomber toutes les protections. Quand il se penche sur elle pour l’embrasser elle ressent une douce chaleur envahir tout son corps, comme si elle s’était enfin déverrouillée.

En un rien de temps ils se trouvent allongés côte à côte à se découvrir. Constant est fébrile, il s’est joué cette scène si souvent qu’il a peur de la rater.

Tant de fois il a rêvé toucher ce corps voluptueux, enfin il perçoit ce mélange de fermeté et de rondeur exceptionnelle qui reflètent parfaitement la personnalité d’Aurélie.

L’éperdu la respecte tellement qu’il en a presque honte d’être sur le point de lui faire l’amour. Mais leurs baisers enflammés lui font oublier son embarras.

La policière effleure tendrement le colosse, elle est vite prise d’une irrésistible envie de le sentir en elle.

-Fais-moi planer …

Le couple s’emboîte et se roule dans les draps glissants, Aurélie se dit que la chaleur d’un homme est quand même bien plus agréable que le plus perfectionné des sex-toys.

Constant croit rêver, qui aurait pensé ce matin en la voyant arriver en râlant qu’Aurélie finirait dans ses bras et que de plus est, s’y sentirait aussi bien.

L’emmerdeuse est métamorphosée sous les délicieux coups de reins de son ami de longue date, son plexus solaire rayonne de mille feux.

-Mon Dieu, Constant …

-Oui ma chérie  ?

-C’est si bon….

Constant renforce l’étreinte, Aurélie est totalement envoûtée par l’odeur et le corps robuste qui lui offre tant de plaisir, ensemble ils se noient dans l’abandon.

Sonnés mais émerveillés par ce qu’ils viennent de vivre, ils restent enlacés pendant de longues minutes à se contempler.

Aurélie comprend enfin tout ce qu’elle n’avait pas su interpréter pendant tout ce temps. Par facilité elle avait choisi de barricader son cœur alors que le grand amour était à sa portée depuis si longtemps.

En y réfléchissant elle a gagné le gros lot.

L’amoureux l’observe et l’interroge.

-A quoi penses-tu  trésor  ?

-Que des fois je suis très con !

Aurélie se blottit tout contre Constant et rajoute :

-On garde ça pour nous, d’accord ?

-Bien sûr mon ange, pas la peine d’alimenter les rumeurs de bas étages.

Le couple rejoint le poste, en tentant de cacher son bonheur.

Mais rien n’échappe au fin limier, Virgile leur balance.

-Il était temps, c’était bien au moins ?