Maîtresse

 

Certaines femmes portent l’étiquette de cette dénomination qui est souvent considérée à tort comme peu glorieuse, alors qu’il s’agit clairement de l’affirmation d’une personnalité indépendante.

La liaison avec un homme marié n’est d’ailleurs plus du tout vécue comme une fatalité, mais bien comme une opportunité car en plus d’avoir un lien fort et intemporel il reste suffisamment d’espace pour d’autres rencontres.

En effet, elle est bien loin l’époque où la situation était subie, dorénavant cela relève d’un choix qui permet d’être officiellement « femme de personne » tout en ayant une sexualité réjouissante.

L’amant y trouve aussi largement son compte : d’un côté une vie rassurante en lien avec l’idéal transgénérationnel et de l’autre le jardin secret où le quidam fort et valeureux peut baisser sa garde et se livrer sans crainte de jugement. Ce qui donne à cette aventure un naturel et une sincérité difficile à obtenir dans le contexte d’un quotidien jonché d’attentes.

Le profil de l’amante est d’ailleurs généralement très éloigné de celui de l’épouse. Il est plus que probable que le respectable Monsieur n’aurait  pas tenté de séduire une telle créature dans l’objectif d’une vie commune, conscient qu’elle ne se serait jamais laissé enfermer dans sa routine conventionnelle.

C’est pourquoi l’adultère est une pratique vieille comme le monde qui tiendra toujours une place essentielle dans la structure sociale tout comme son antonyme le mariage, les deux relations étant étroitement liées.

Manifestement le rapport extraconjugal agit comme une soupape de sécurité pour maintenir à flot l’union officielle bâtit sur des compromis et des faux- semblants.

 

                                                                                             …merci qui …                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Aux poils

 

Ceci est un vibrant hommage aux pauvres petits poils pubiens, sournoisement malmenés au quotidien après avoir des siècles durant remplis la difficile mission de protéger l’intimité des humains d’attaques bactériennes en tous genres.

Ces vaillants défenseurs ne méritaient pas un tel acharnement. C’est avec une cruelle ingratitude qu’ils sont arrachés ou décapités sous l’effigie d’une nouvelle norme qui apporte avec elle son lot de désagrément.

Évidemment les touffes brutalisées ne sont pas dupes sur les raisons de cette abnégation.

Matériellement il est dorénavant impératif que le terrain de jeu soit « propre » car il semblerait qu’un poil qui se perd dans la bouche c’est l’horreur (surtout pour le poil).

Pourtant en y réfléchissant bien, dans les faits ce n’est certainement pas ce qui est le plus dégoutant dans cette histoire.

Il n’est probablement pas nécessaire de vous faire un dessin sur la composition des fluides échangés lors de nombreux ébats et surtout de s’attarder sur l’origine de leurs productions qui n’est pas toujours contrôlées.

Ce qui désole également ces pauvres martyrs c’est que les dictats de la mode empêchent d’avoir des poils au culs tout en fanatisant les visages défigurés par des colliers sauvagement fournis, style Cro Magnon, au point que la femme à barbe ne reconnait plus son petit dans la mêlée.

Mais bon, ça aussi c’est certainement pour l’hygiène !

 

                                                                       … il y a un truc qui m’échappe…

Rites et coutumes

 

Tout comme les plats gastronomiques, les pratiques sexuelles d’une ethnie se transmettent au fil des générations.

C’est ainsi que dans certaines contrées l’on mange des insectes et on adhère aux transgenres alors qu’ailleurs cela n’inspire que dégout.

Ce qui met en avant que les mœurs d’un clan impactent directement sur les habitudes de chacun.

De cette façon certaines tribus laissent leurs garçons entre les mains de femmes expérimentées afin de les initiés à une sensualité de qualité, ce qui n’est pas forcément plus décalé que de prôner l’abstinence avant le mariage ou de prohiber le sexe en dehors de la procréation.

Il est également plus qu’étrange que la loi pénètre sous la couette en pénalisant certaines pratiques entre adultes consentants.

Sans oublier l’incompréhension de la polygamie qui pourtant n’est pas condamnable partout.

Surtout que trop de restrictions mènent à de dangereuses dérives, comme par exemple les meurtres homophobes qui restent malheureusement encore monnaie courante.

D’ailleurs de quel droit la politique et la religion se mêlent-t-elles de l’intimité de ses concitoyens ?

Alors que les différentes divinités ont certainement mieux à faire que perdre leur temps à s’interroger sur les galipettes de leurs disciples.

 

                                              … que chacun balaie devant sa porte…

Sexe addict

 

Lors d’une entrevue érotique la situation risque de virer rapidement au cauchemar lorsque l’on tombe sur un plan cul ardent et qu’au bord de l’épuisement on prend conscience que ce qui semblait être un atout majeur se révèle en réalité une pathologie cruelle.

Il se trouve que l’intime qui était plutôt sympathique au départ peut devenir carrément oppressant par ses demandes répétées, le besoin incessant de sexe empêchant tout raisonnement.

Expérience d’autant plus pénible que l’on se sent bafouée et lui totalement incompris.

La situation étant similaire à ses ruptures successives où l’amour n’a pas su trouver sa place lors de baise intempestive.

L’inassouvissable en plus d’être en situation de déni se retrouve une fois de plus seul et démuni fasse à sa souffrance en cherchant désespérément des solutions pour altérer cette insoutenable défaillance.

Néanmoins sans aide extérieure rien ne changera, encore faut-il oser admettre l’inavouable.

 

                                             …aucune maladie ne devrait être honteuse…

Singularités masculines 3

 

Contrairement à l’image véhiculée actuellement, les hommes ne sont pas tous sujets à des troubles relationnelles.

Bien au contraire, ils sont généralement bien plus cérébraux que la plupart des femmes qui sont majoritairement guidées par leurs hormones.

Il y a d’ailleurs quelques subtilités dans leurs perceptions de la relation intime.

En effet, les messieurs ne glorifient pas tous le même moment dans le déroulement d’un rapport sexuel : certains adorent la période de séduction qui est couramment considérée comme un challenge, d’autres avides de saveurs passeraient des heures à déguster les préliminaires, tandis que les plus voraces se réjouiront de satisfaire vigoureusement leurs amantes durant des nuits entières.

De même qu’il y en a qui ne jurent que par l’apaisement qu’apporte la tempête orgasmique.

Toujours est-il que tout ceci peut ressembler à un énorme casse-tête car il faut malgré tout réussir à s’accorder.

Heureusement que la nature est bien faite, une courtisane assumée sera capable de trouver son bonheur dans chaque discipline, même si elle aussi a ses préférences.

 

                                              …copulez comme vous aimez…

Frustrations féminines 7

 

Ce qui est spécialement pénible lorsqu’un mec comprend qu’il est avec une nana totalement décoincée c’est qu’il la joue version : « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander ».

Si les premières questions font sourire par leurs naïvetés, il arrive un moment où ça devient carrément lourd, surtout lorsque l’interrogatoire a lieu tout juste après une session endiablée !

D’autant plus que plane la désagréable impression de se retrouver sur un débriefing d’après match avec analyse approfondie de chaque action et ce en totale opposition avec le lâché prise qu’on vient de vivre.

Le pire dans tout ça c’est que le gars ne se rend pas compte que ses demandes sont stupides, et qu’on se trouve dans l’impossibilité d’y apporter des réponses.

Car non, on ne s’est jamais attardé sur le fait qu’à tel moment on gémit, à tel autre on hurle et pour quelle raison on a besoin de s’agripper aux draps à l’instant T…

 

                                                                          …mystère et boule de gomme….

Hétérosuggestion

 

Maintenant que la boite de pandore est ouverte, il serait sage mesdames, quel que soit votre étiquette, de faire front commun plutôt que de déverser dans les médias cette insidieuse colère qui porte préjudice à ce noble combat.

N’en doutez plus que c’est en analysant sérieusement les idées qui sont à la fois divergentes et complémentaires qu’aboutiront les meilleurs projets.

D’autant plus que la réalité est ambiguë et que certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à entendre.

L’une d’elles me semble essentielle : l’être humain est guidé par des pulsions qu’aucune loi ne saurait contrôler.

Il est de ce fait condescendant de penser qu’il sera possible de changer profondément le monde.

Par contre un travail monumental de remise en question attend chacun(e) d’entre nous, car nous avons tous notre part de responsabilité dans les nombreuses dérives de notre société. Il est d’ailleurs urgent de trouver des solutions plutôt que des coupables.

 

                                                 …à bon entendeur, salut !

Traiter de paix

 

L’épisode le plus fort dans la vie d’un couple en recherche de stabilité c’est lorsque après l’ultime bataille, lasser de se déchirer pour des raisons futiles, arrive enfin l’armistice.

Psychologiquement le temps passé à élaborer des stratégies lors de périodes alternées d’offensives et de replis n’aura pas été vain.

En effet, les interminables négociations permettront de déboucher sur un beau discours devant une assemblée d’alliés venus fêter la libération après une phase d’errance imputable aux conflits de personnalités.

Les relations au départ mouvementées trouvent de ce fait plus facilement la longévité, les cartes ayant été dévoilés dans une guérilla où il y aura finalement un seul grand gagnant : l’amour !

 

                                                                               …longue vie à l’alliance …

Julianne

 

Romuald, jeune homme de vingt-trois ans se présente en ce lundi matin brumeux sur son lieu de stage. Il est très nerveux car à la fois impatient mais aussi angoissé à l’idée de découvrir la rédaction de ce légendaire magazine de mode.

Il est accueilli par une jeune femme un peu boulotte qui l’emmène chez Julianne, une impressionnante trentenaire qui s’exprime avec un accent Californien, elle a d’ailleurs un air de Pamela Anderson avec toutefois une poitrine moins prédominante. Le stagiaire ne peut d’ailleurs s’empêcher de l’imaginer avec un maillot de bain rouge, courant les cheveux aux vents le long d’une plage ensoleillée.

Avant de lâcher la recrue dans l’arène l’hôtesse d’accueil lui glisse à l’oreille :

–     Bon courage mon chou, elle est aussi froide que son regard est polaire.

Romuald revient brutalement du rêve à la réalité, déjà sensiblement stressé, il se met à transpirer à grosses gouttes lorsqu’il pénètre dans le bureau, la voix de Julianne lui glace le sang.

–    Ferme la porte mon petit…

Il n’en revient pas qu’elle l’ait appelé « mon petit », cela le gêne horriblement, non seulement il trouve cela spécialement déplacé mais en plus il se demande à quoi ça sert d’être major de promo pour être traité ainsi.

Malgré cela, il se garde bien de tenir tête à cette femme qui a le droit de vie ou de mort sur le personnel. Il se jure de tenir bon, même s’il prend conscience à la manière dont elle le dévisage que les semaines à venir seront difficiles.

Le silence devient pesant, surtout que Romuald se trouve toujours debout au milieu de la pièce comme s’il attendait sa sentence.

Cette scène intrigue deux assistantes qui observent plus ou moins discrètement à travers la porte vitrée.

–   Depuis quand Julianne accepte des stagiaires ?  À tous les coups il est pistonné !

–   Pistonné par sa plastique, oui !

–   C’est vrai qu’il est beau, on dirait Scott Eastwood en version timide.

Pendant ce temps Romuald écoute les consignes avec attention, sa bouche est sèche, cette femme l’impressionne terriblement ce qui n’échappe pas à Julianne qui prend plaisir à l’intimidé.

Elle finit son monologue par une phrase qui n’est nullement rassurante et qui va raisonner dans les oreilles de Romuald pendant des heures :

–   N’oublies pas qu’ici tu n’es rien, si ce n’est mon esclave, si tu me déçois je te vire dans la seconde.

Il bafouille un « oui madame » à peine audible, ce qui lui vaut sa première remontrance.

–    C’est quoi cette tapette, je n’ai rien entendu !

Romuald rassemble ses forces et répond de façon audible en accentuant le M, sans pour autant oser affronter le regard dévastateur de sa patronne.

–    Oui Madame, je ferais en sorte de ne pas vous décevoir.

Dans le couloir les deux pipelettes n’ont pas été déçues par le spectacle :

–    Eh bien, pour un peu il se serait pissé dessus le jeunot !

–    Le pauvre….

En quittant le bureau le soir à une heure tardive, le stagiaire a une mine défaite. Il savait que ce ne serait pas facile mais il ne s’attendait pas à être traité de la sorte.

Des années d’études pour se retrouver à faire les basses besognes, il y a de quoi être dépité.

Pourtant il le voulait tellement ce stage, Julianne est réputée pour la qualité de son travail, cependant jamais il n’aurait imaginé qu’elle était aussi castratrice. Tout le monde semble la redouter et l’aduler à la fois, ce qui contribue probablement à la réussite de cette agence.

Il choisit de faire profil bas en se montrant discret et utile comme ça lui a été demandé, pourtant malgré ses efforts Julianne ne manque pas une occasion de lui rappeler qu’elle est la boss et lui une petite chose tout juste toléré dans les locaux.

Au bout de dix jours Romuald a perdu trois kilos, mais sa motivation reste intacte. Réduit aux tâches les plus ingrates, il finit même par s’habituer, d’autant plus que tout le monde rit aux blagues sexistes de Julianne.

Malgré tout le jeune homme apprend beaucoup sur les ficelles du métier, chaque soir avant de s’endormir il retranscrit les informations emmagasinées dans la journée.

Il s’est juré de tenir bon pour venir à bout des vingt semaines, ce n’est certainement pas une splendide tortionnaire qui le fera rompre.

Un weekend en traînant dans les bars avec Florian, un invétéré noceur, ils atterrissent dans une soirée privée. Les deux hommes ont largement abusés de bières spéciales et leurs sens du discernement en est de ce fait affecté.

Lorsque son meilleur ami le délaisse pour draguer une jolie antillaise, Romuald reçoit un billet lui indiquant de se rendre à l’étage.

Intrigué par cette invitation il gravit l’escalier en colimaçon après avoir montré patte blanche à un colosse Russe.

Une fois arrivé le changement d’ambiance est flagrant. Les personnes présentes semblent aisées et sont bien plus âgées que lui.

Il se rend au fond du couloir comme stipulé sur le billet parfumé.

Une fois dans la petite pièce il a l’étrange impression d’être pris au piège. Une femme s’approche silencieusement, lorsqu’il perçoit sa promiscuité le jeune homme se retourne et reste tétanisé par cette rencontre qu’il n’attendait pas aussi surprenante.

Devant lui se trouve Julianne dans une tenue de dominatrice qui lui va comme un gant. Dans l’imaginaire du cinéphile Barbe Wire a remplacé la sirène de Bea Watch.

Cependant le ton employé par l’autoritaire reste inchangé:

–  Bonsoir petit esclave …

–  Bonsoir Julianne.

Elle lui répond sèchement:

–  Qui t’a permis de m’appeler par mon prénom ?

Il bafouille :

–  Pardon Madame.

Romuald ne sait pas analyser ce qu’il ressent à ce moment précis. Cette créature le tyrannise depuis plusieurs semaines mais elle est vraiment bandante dans cette tenue en cuir.

La féline s’approche au plus près de sa proie puis critique :

– Tu as bu ?

Se sentant immédiatement pris en faute il essaye de se disculper :

– Un peu Madame, mais je ne travaille pas aujourd’hui.

– Tu dois être irréprochable !

Paniqué par la peur de ne pas finaliser son stage il supplie :

-Désolé, Madame, je ne le ferais plus c’est promis.

L’impérieuse reste stoïque pourtant la situation l’enflamme, tout se passe comme elle l’espérait.

-Tu penses vraiment que je vais te croire ?

Elle continu de lui tourner autour en l’effleurant subtilement du bout des doigts de manière à éveiller les sens du jeune mâle.

La tactique fonctionne à merveille, Romuald ressent un désir qu’il ne connaissait pas. En effet, il prend plaisir à être sous l’emprise de cette beauté sournoise au parfum exaltant.

S’il vous plait Madame, j’ai vraiment besoin de rester jusqu’au bout de mon contrat.

– Vraiment….

Le langage corporel de Romuald en dit long, Julianne comprend qu’il est prêt.

Elle lui donne un coup de cravache sur son petit cul de jeune premier.

Il pousse un cri de surprise et de douleur, mais il n’a pas le temps de réfléchir que fuse une nouvelle directive:

– Déshabille-toi !

Le jeune homme obéi, il réalise que cette femme pourrait lui demander n’importe quoi.

Une fois qu’il est totalement dénudé, elle l’observe de façon hautaine. Ce garçon est tel qu’elle l’avait imaginé, dommage qu’il ait un peu maigris, toutefois son corps l’inspire.

Elle lui remet un coup de baguette.

–  Aie ! Mais j’ai obéi !

–  Et alors ! N’oublies pas que je fais de toi ce que je veux …

Romuald se sent honteux de se trouver nu comme un vers au milieu de cette pièce en étant totalement incapable de réagir alors qu’il a la réputation d’être une forte tête. Cette femme a réussi en quelques jours à changer sa personnalité du tout au tout.

Il se prend un nouveau coup, la douleur commence à prendre une nouvelle tournure : sa jeune queue se durcit sous les yeux affamés de Julianne.

Cette réaction physiologique déstabilise le soumis, ce qui fait bien l’affaire de la correctrice qui le sermonne avant de le claquer à nouveau :

– Sale petit pervers ! Comme ça ta patronne te fait bander !

Romuald subit la situation sans broncher. Julianne se plante devant lui, l’oblige en lui appuyant sur l’épaule à se mettre à genoux, puis glisse longuement la cravache entre ses fesses crispées avant de lui remettre un coup puissant pour le stimuler.

– Bouffe-moi la chatte pour te faire pardonner !

Le subordonné glisse sa langue dans la fente partiellement épilée, son goût est fantastique. Il est grisé comme jamais auparavant. Sa bitte lui fait terriblement mal, si seulement Madame daignait la branler pour le soulager.

Mais Julianne n’a pas prévu de le toucher autrement qu’avec son accessoire, elle continue à alterner de frotter le bâton sur l’anus de Romuald avant de frapper sa croupe.

Il  est excessivement stimulé par ce qui lui arrive, sa queue est ultra tendue, ses couilles frissonnent de plaisir.

Cette tension est à la fois insoutenable et délicieuse.

La position n’est pas confortable, ses genoux le font souffrir mais l’excitation est à son paroxysme.

L’exigeante se met à gémir sous les léchouillis de son esclave qui est obligé de se contorsionner pour la satisfaire.

Bien mal lui en a pris de s’agripper à elle pour garder son équilibre.

–  Petit bâtard, de quel droit oses-tu poser tes mains sur moi ?

–  Pardon Madame.

–  Surtout ne me déçois plus ! Mets tes mains derrière ton dos.

Le jeune adore ce petit jeu inversé où la belle blonde n’est pas la potiche mais celle qui ordonne et profite de sa position sociale pour assouvir ses fantasmes.

Elle afflige à nouveau le postérieur rougit qui trésaille sous les coups.

Romuald ne savait pas que son fessier était une zone érogène aussi puissante, son fion vibre avec complaisance, il serait prêt à accepter tous les outrages du moment qu’il y a moyen de délester cette violente tension sexuelle.

Quant à Julianne elle prend beaucoup de plaisir à l’attiser à l’extrême, tandis que sa moule s’inonde sous les stimulations buccales variées.

L’obéissant est très inspiré, car malgré la raideur de sa nuque, il broute avec ses tripes le pubis taillé en forme d’étoile.

Traverser par des contractions la femme fatale se concentre pour maintenir sa posture dominante tout en jouissant dans la bouche de Romuald qui gicle puissamment, incité par le suc qui se déverse dans sa bouche.

Cet orgasme est le plus étonnant qu’il n’ait jamais connu.

Malheureusement il n’a pas le temps d’apprécier que déjà il subit les remontrances de Julianne :

Petit morveux, tu viens de saloper mon tapis !

– Pardon Madame.

– Sors d’ici et surtout n’oublie pas : ce moment n’a jamais existé !

Romuald enfile ses vêtements au plus vite et s’enfuit sans demander son reste.

Julianne est comblée, baiser de beaux jeunes hommes c’est son pécher mignon et il faut reconnaître que le sujet qu’on lui a livré sur un plateau a un sacré coup de langue en plus d’avoir un corps parfait.

Elle envisage, si les circonstances le permettent, une nouvelle session plus poussée et trésaille à la simple idée de le posséder à nouveau.

Pendant ce temps le docile se dépêche de rejoindre son meilleur ami qui est entrain d’embrasser goulûment sa conquête du soir.

– Viens, on se casse !

Florian le suit avec un sourire en coin, sans poser de question .

Étonner que le fêtard n’oppose aucune résistance, Romuald est pris d’un horrible doute :

–  Tu étais au courant ?

–  Ne m’avais-tu pas dit que tu étais prêt à tout pour bosser dans cette boite ?

 

 

Laïa

 

Laïa est une femme resplendissante à l’aube de la quarantaine qui paye le lourd tribut de ses exigences en portant  le fardeau de la solitude.

Fille unique, sa prédisposition à la perfection lui vient probablement de son éducation où la rigueur et le mérite étaient maître-mots.

Cette discipline de fer lui a permis de réussir professionnellement, par contre sa vie sentimentale est un véritable désastre, dès qu’un amoureux fait le moindre faux pas, il se retrouve éjecter.

Elle les trouve toujours « trop » ou au contraire « pas assez » quelque chose. Sa dernière relation c’est fini il y a peu, sur fond de mésentente chronique. Chris n’ayant jamais coupé le cordon avec sa mère.

Au niveau amical, elle est également blasée d’autant plus que ses copines sont dans un train-train avec maris et enfants à satisfaire, il lui est difficile de trouver sa place dans des rituels qui ne lui conviennent pas.

Elle déteste d’ailleurs les fêtes de fin d’année, d’une part trop conventionnelle à son goût et d’autre part le décès accidentel de ses parents il y a une décennie l’a anéanti.

C’est ainsi que le soir de Noël, elle se retrouve tristement seule, sans le moindre amant à cajoler.

En observant les lumières de la ville en fête, elle constate que dans l’immeuble d’en face le bel étalon espagnol qu’elle avait déjà croisé à plusieurs reprises semble être dans la même situation.

Elle réalise qu’elle l’a vu manger seul dans le bui-bui du coin il y a quelques heures.

Laïa scrute les fenêtres pour vérifier sa théorie qui se confirme. Le beau culturiste traine sur le canapé en survêtement à regarder une émission cul-cul la praline sans aucune Barbie à signaler dans la déco du joli trois pièces.

Il n’en a certainement pas conscience mais ses stores ne cachent pas grand-chose de sa vie, d’ailleurs l’espiègle profite régulièrement d’une vue sur le corps appétissant de l’athlète tout juste trentenaire qui a pour habitude de traverser l’appartement dans son plus simple appareil.

C’est super glamour, son drap de bain sur l’épaule lui donnant un air de calendrier dieu du stade !

Lorsque le jeune homme a emménagé il y a quelques semaines dans cette petite ruelle du centre ville ancien, il avait immédiatement capté son attention, ce qui est plutôt rare, étant une habituée des réseaux sociaux, Laïa ne se prend plus la peine de prospecter à l’ancienne.

Surtout qu’ à cette période, elle était accaparée par une liaison des plus compliqué avec un homme rencontré sur un site spécialisé. Ce qui ne l’empêchait pas de se rincer l’œil à chaque occasion. Laïa a ainsi apprit diverses choses sur lui, notamment qu’ils ont des goûts similaires en matière de décoration d’intérieur.

La belle ne peut s’empêcher de penser qu’il est vraiment dommage que deux personnes pleines de vie et carrément désirables passe une soirée sinistre alors qu’ils ne sont séparés que de quelques mètres.

Son imagination se met à gambader, un délicieux frisson la traverse de part en part lorsqu’elle se représente leurs deux corps dans un ballet torride.

Après un temps d’hésitation, elle décide de passer à l’attaque, non sans avoir pris soin de peaufiner son entrée.

Car rien ne dit que l’homme esseulé va apprécier le cadeau, s’il est à moitié aussi exigeant qu’elle, il y a de fortes probabilités que Laïa se prenne un mémorable vent.

D’ailleurs rien n’arrête la téméraire, la désinhibition liée à sa consommation de vin chaud aidant, elle traverse la rue avec son bonnet de Noël sur la tête.

Juan est surpris que quelqu’un sonne à sa porte un soir de réveillon, ses amis fêtent tous en famille et ses parents sont partis au pays.

Il s’extrait difficilement de sa torpeur :

-Qui est-ce ?

-La mère Noël, avec un joli cadeau !

Plein de curiosité et séduit par la voix enjôleuse et un brin érotique, le célibataire fait monter l’inconnue.

La surprise est double, d’une part il ne s’attendait pas du tout à recevoir sa voisine mais en plus lorsqu’elle entrouvre astucieusement son manteau pour laisser apparaitre sa tenue ultra sexy, Juan pressent que ce réveillon sera le plus beau de sa vie.

Il ne savait pas Laïa aussi bandante même s’il l’avait repérer sans jamais oser l’aborder. Les femmes sûres d’elles lui ont toujours fait un peu peur, c’est pourquoi il ne trouve pas grand-chose à dire à part un misérable :

-Bonsoir…

Dopée par l’effet qu’elle vient de produire Laïa s’incruste:

-Tu me fais entrer ?

Il bredouille :

– Bien sur…

La femme fatale avance dans l’entrée de l’appartement.

-Je me suis dit que cela serait bien triste de passer les fêtes seul chacun de notre coté alors je viens partager avec toi cet excellent breuvage.

Elle lui temps un récipient chaud qui sent bon la cannelle.

-Merci, ça a l’air délicieux !

-Et puis, j’aurais besoin que tu me réchauffes, j’ai bravé le froid pour te rejoindre…

Juan est dépassé, il ne sait par quoi commencer, Laïa lui fait tourner la tête, si l’épouse du père Noël s’habillait vraiment comme ça, les enfants n’aurait probablement jamais de jouets au pied de leurs sapins !

Il prend une gorgée de vin sucré puis ose attirer la créature à moitié nue contre lui pour l’embrasser avec fougue.

Perchée sur d’interminables talons, la déesse de la nativité a quasiment la même taille que sa prise. La scène semble tirer d’une de ses comédies romantiques qui envahissent les écrans depuis des semaines : la neige virevolte contre les fenêtres, magnifiée par l’éclairage féérique des guirlandes lumineuses, le tout sur la voix envoûtante de Michael Bublé.

Le cœur de Juan s’emballe, la texture des bas l’excite tout autant que le porte-jarretelle rouge et la petite fourrure blanche qui décorent habilement le peu de tissu que porte Laïa.

L’aspect enfantin du couvre-chef donne un style singulier à la vue d’ensemble, ses mains viriles s’emparent des seins de l’intrépide après avoir caresser délicatement le reste de son corps.

Leurs langues se mêlent et se démêlent sans fin, Juan se rend compte que sa voisine a un tempérament de feu et que s’il veut passer le nouvel an avec elle, il faudra se montrer à la hauteur.

Il ne peut s’empêcher de penser que c’est vraiment de plus en plus compliqué d’être un homme, ses aïeux ne se posaient certainement pas autant de questions juste avant de faire l’amour à une nouvelle conquête.

Juan l’allonge sur l’énorme canapé en veillant à la caler entre les coussins, puis se dirige vers l’étoile du berger et commence avec la pointe de sa langue à enfiévrer chaque recoins délicieusement parfumées.

Le bas ventre déjà bouillonnant, Laïa se dit qu’elle a bien fait de traverser la route enneigée au risque de se casser une jambe. L’amant continu à se délecter de cette délicieuse moiteur tout en introduisant son pouce de manière à effectuer une subtile pression sur l’entrée du vagin avant de le ressortir brusquement et de recommencer à plusieurs reprises. Lorsqu’il voit qu’elle apprécie sa méthode il va un peu plus loin en lui glissant l’auriculaire dans son plus petit trou.

Cette étape fait atteindre un palier supplémentaire à la beauté qui s’arc boute, submergée par un ravissement grisant :

-Hmm oui… j’aime…..

Le bel espagnol se concentre sur le plaisir que prend son offrande de Noël, il continu méticuleusement jusqu’à la mener au paradis, ce qui le rassure, n’étant pas convaincu d’être en mesure de se retenir très longtemps une fois qu’il sera en elle.

Laïa atteint les étoiles de manière majestueuse, Juan, l’observe quelques secondes avant de s’introduire dans la cavité accueillante. Cette fille est une vraie bombe, ses cheveux mi-long châtain et ses yeux d’un mélange de couleur gris et vert le fond craquer.

Il s’allonge sur elle pour l’embrasser pendant qu’il commence un doux va et vient.

Le bâton de plaisir permet à Laïa de prolonger la sensation d’apesanteur avec un nuancier de perceptions astrale.

Elle s’agrippe au dos musclé de son cher voisin dans un gémissement à peine audible. Pour Juan aussi l’instant est divin, jamais il ne s’était senti aussi bien au creux d’une femme. Il se sent enveloppé par une chaleur diffuse et n’a dans l’immédiat nul envie de jouir, d’autant plus que les signes que lui envoi Laïa vont dans le même sens.

Au bout de longues minutes de parfaites osmoses il se redresse, saisi les bras de sa partenaire pour les maintenir au dessus de sa tête. Il commence des mouvements plus rudes, ce qui arrache un cri de bonheur à Laïa qui le fixe droit dans les yeux.

Cet échange de regard les transperce d’une vive émotion.

Stimulé, Juan se met à la défoncer, ce qui convient parfaitement à la dame qui malgré son fort caractère adore avoir affaire à un homme qui s’assume comme tel.

-Oui … continu …

Il laisse place au mâle dominant qui sommeille en lui, ses coups de reins sont vigoureux et profonds :

-Hmm tu aimes quand je te baise…

-Ah c’est bon…ouiiii …..

Laïa adore, son visage détendu par la précédente vague de plaisir change d’expression en écho à la jouissance violente qui l’inonde. Le faciès pourrait faire croire qu’elle subit d’atroces souffrances mais en réalité elle vit une expérience sensuelle hors du commun qui lui coupe le souffle.

Conscient du ravissement qu’il est entrain de lui procurer Juan la bascule sur le flan en la maintenant allongé sur le ventre, il se met à genoux derrière elle de manière à ce que la jambe gauche de la gazelle repose à l’extérieur de sa cuisse. Cette position leur permet de finir sur un coup d’éclat, l’angle de pénétration lui ayant permit de stimuler une zone ultra sensible de Laïa qui exprime ardemment son apothéose.

Magie de Noël oblige, les amants crépitent simultanément avant de s’effondrer assommés par l’intensité de l’exercice, avec une certitude pour Juan : cette femme sera sa femme, jamais plus il ne la quittera.

Ce moment d’abandon vient de lui fournir certaines réponses à ses nombreuses questions. En effet,  cela faisait plusieurs mois qu’elle l’intriguait.

Il avait déjà compris que la belle Laïa était différente de ses anciennes copines, maintenant il sait vraiment qui elle est. Il a découvert que sous son apparence inaccessible se cache une personne charmante qui vient de lui voler son cœur.

Laïa est également complètement ébahie par ce qui vient de se passer. Elle qui comptait juste tuer le temps de manière agréable avec un jeune homme à la plastique avantageuse ne s’attendait nullement à vivre un instant aussi fort.

Juan n’est pas seulement un bon coup, cela va bien au-delà du sexe, il est évident qu’il vient de se passer un truc et il se pourrait que se soit « le truc » qu’elle n’espérait plus.

Comme quoi, le miracle de Noël existe.