Recueil de nouvelles

Succulence de l’érotisme au féminin

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Ce recueil de 24 récits regroupe une majorité d’inédits ainsi qu’une sélection de récits publiés sur ce site.

Disponible en suivant ce lien:

https://www.createspace.com/6681467

 

Révélations sensuelles:

Découvertes de sensations  nouvelles, aussi intenses qu’exceptionnelles.

Pauses érotiques :

Moments de détente sexy pour femmes actives.

Pulsions charnelles:

La difficulté de résister à d’irréfutables attirances aussi  puissantes qu’immorales.

Lieux aphrodisiaques:

Certains endroits anodins peuvent devenir des terrains de jeux  hautement sensuels.

 

Emma

 

Couverture_EmmaEmma est une magnifique créature qui apprécie l’indépendance que lui procure son emploi et assume totalement sa sexualité libérée.

Après avoir passé plusieurs années dans des lieux paradisiaques aux quatre coins du monde elle souhaite changer de vie pour revenir dans la capitale et ainsi se rapprocher de ses enfants devenus adolescents qui vivent avec son ex-époux.

La jeune femme était consciente du bouleversement qui allait s’opérer suite à son changement de société mais ne s’attendait à aucun moment en tant que célibataire déterminée à rencontrer une personne qui allait la transformer profondément et cela malgré de nombreuses barrières.

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Jalousie

 

L’envie est un des plus redoutables péchés car il a engendré d’horribles filles nommées : jalousie et convoitise.

Puissantes les sœurs sont à l’origine d’innombrables conflits qui peuvent mener au pire.

En effet tous les moyens sont bons lorsqu’on brigue le bonheur d’autrui.

La tentation de détourner l’être ou l’objet idéalisé prend le dessus sur la raison, peu importe si cet acte égoïste fait vaciller l’équilibre de tout un clan.

À défaut de s’approprier l’inabordable, la destruction de l’inaccessible reste au lot de consolation acceptable pour l’inassouvie.

Cet acte dissolu reflète sans doute un cruel complexe d’infériorité.

 

                                                                                              …à chacun sa place…

 

Quéquettes

 

L’homme semble avoir une relation particulière avec l’attribut qui le défini.

Alors pour ne pas blesser l’être fragile qui sommeille en chaque mâle, il faut réussir à masquer ses émotions lorsque l’on rencontre le sexe pas toujours majestueux pour la première fois.

D’autant plus que, quelque soit l’apparat, impossible de deviner ce qui se cache dans la pochette surprise, sachant qu’une vie de débauche ne suffirait pas pour répertorier tous les spécimens !

Quelques fois c’est comme un matin de Noël, d’autre fois on ne peut s’empêcher de penser à la gamme de légumes en conserves d’une certaine enseigne de grande distribution.

En effet entre les carottes de différentes variétés, les champignons affublés d’énorme coiffes, les bourses démesurées, les mono-couilles, les disproportionnées, les énormes, les micro-zizis, les baveuses, les flasques, les cloutées, les tordues etc.

On comprend l’intérêt de la coutume pas encore reléguée aux oubliettes du noir complet pour s’adonner aux plaisirs charnels.

Pourtant pas besoin de magnificence pour donner du plaisir, la nature étant bien faite, la singularité masculine de chacun rend la perception unique.

 

                                                  …le plus moche serait de ne pas les découvrir …

Vocabulaire

 

Révision non dénouée de sens car nombreuses sont les dérives liées aux interprétations erronées :

– Des messages récursifs font état de harcèlement et non de pouvoir de séduction.

– La surprotection n’est pas considérée comme une preuve d’affection mais vécue comme de l’étouffement.

– Il s’agit de libertinage quand un individu sans attaches papillonne en recherche de sensations, dans les autres cas de figure il s’agit bien d’adultère.

– L’échangisme est ainsi nommé lorsqu’il y a total consentement entre les parties, sinon cela se réfère à du proxénétisme, l’argent n’étant pas l’unique profit.

– Se donner à autrui par peur fait état de violence morale et physique et non d’une preuve d’amour.

– Concernant le manque d’égard suite à un refus clairement exprimé, il n’est en aucun cas question de jeu érotique, mais malheureusement de viol.

 

 

                                                                              …à bon entendeur….

Aurélie

 

Lieutenant de police, Aurélie est une grande femme brune aux formes rebondies, son physique avantageux ébranle la plupart des hommes qu’elle croise.

Malheureusement son caractère de cochon et ses aptitudes aux sports de combat anéantissent toutes tentatives d’approches masculines.

Son divorce s’est d’ailleurs très mal passé, ce qui ne donne pas envie à quiconque au courant de l’explosive histoire d’entamer une relation avec la farouche.

Pourtant Aurélie a beaucoup de qualités bien dissimulées sous son armure de super-cop. Ses amis connaissent son cœur en or et ses talents de cuisinière émérite,  par contre elle est férocement opposée à l’idée d’élever un jour des marmots.

D’une part son métier est très prenant et d’autre part elle y a vu bien trop de malheur. De toute façon elle estime qu’à trente-cinq ans il est un peu tard pour faire ce genre de projet, de plus son célibat lui convient. Sa vie est bien organisée, lorsqu’elle ne travaille pas elle aime bouquiner ou sortir avec ses copines de toujours.

Aurélie n’est donc nullement réceptive aux regards langoureux de son collègue qu’elle côtoie depuis plus de deux ans. Le comble c’est qu’elle est bien la seule à ne rien voir ! En gros tout le commissariat sait que Constant en pince pour elle.

Avoir cette femme si proche de lui et si loin à la fois le torture. Les longues planques sont un vrai supplice pour ce gaillard costaud de quarante trois ans aux cheveux très court.

Il rêve depuis des mois de l’embrasser, la serrer dans ses bras et peut-être fonder une famille. Constant donnerait tout pour qu’enfin elle le contemple avec un autre regard que celui de la professionnelle imperturbable.

Seule chose qui le rassure, c’est qu’il est certain qu’Aurélie n’a personne dans sa vie, même pas un misérable plan cul occasionnel.

Par contre par désespoir il a entamé un semblant de relation avec une infirmière rencontrée au cours d’une enquête. La fille est super-sympa et vraiment jolie, mais malgré cela il n’arrive pas à oublier celle qui le tourmente quotidiennement.

C’est au point qu’il envisage  de demander une mutation, voire de quitter la Police si cela pouvait lui donner la moindre chance de séduire celle qu’il aime.

Car il sait qu’Aurélie a toujours critiqué les relations amoureuses entre collègues, qu’elle qualifie de pathétique.

D’ailleurs les proches de Constant ne comprennent pas son acharnement, quelle idée de s’amouracher d’un tel monstre d’égoïsme !

Mais l’homme placide a beau chercher aussi loin que possible dans ses souvenirs, jamais il n’a éprouvé de sentiments aussi forts pour une femme. Il se trouve qu’au fil des mois il a découvert sa vraie nature, pour lui le doute n’est pas permis : Aurélie a du cœur !

L’officier l’a observé maladroitement dissimuler ses larmes dans certaines affaires sordides, tout comme il est certainement le seul à connaitre ses goûts musicaux un peu ringards, ses lectures à l’eau de rose, et surtout son humour décapant dans des moments improbables.

Constant a également eu la chance de l’apercevoir à moitié nue lorsqu’il est arrivé en avance un matin alors qu’elle sortait de sa douche. Pour lui il est évident qu’on ne peut qu’aimer cette femme, de plus ses petites fossettes le font craquer.

C’est pourquoi il est d’excellente humeur quand il apprend qu’Aurélie est obligée de sacrifier un jour de repos pour renforcer les équipes sur une enquête urgente.

Joie qui n’est pas du tout partagée, l’entrée d’Aurélie est fracassante.

-Bordel, vous ne pouvez pas une fois me foutre la paix, merde ! Il n’y avait pas moyen de vous passer de mon génie sur ce coup-là ?

Son supérieur tente tant bien que mal de la recadrer:

Du calme Aurélie, je vous rappelle que vous êtes au service de votre pays.

-La belle affaire, ce n’est pas parce que je n’ai pas de mec que je n’ai pas de vie !

Lorsque le commandant leur explique la situation, elle comprend la nécessité d’impliquer autant d’effectifs.

Les équipes se répartissent les tâches. Femme de terrain Aurélie est plutôt contente de travailler comme à l’accoutumée avec Constant, qui est d’après elle le seul individu fiable de la planète.

C’est un élément de valeur avec qui elle se sent en sécurité. De plus il ne se la joue pas mode cow-boy comme bon nombre de coéquipiers. Sans oublier qu’il a de la conversation, ce qu’elle classe en tête de liste d’importance dans les qualités d’un mortel.

-Salut Constant tu as l’air en forme !

-Oui ça va, merci. Désolé pour ton repos.

Le capitaine ayant entendu la conversation, se moque de Constant en lui en faisant des gestes de pipeau derrière le dos d’Aurélie qui n’est pas totalement dupe.

-Il y a un problème Virgile ?

Comme chacun en ce lieu, le gradé craint les colères légendaires d’Aurélie, du coup il répond sur un ton désinvolte avant de s’éclipser.

-Tout va bien.

Vers la fin d’après-midi, ils se retrouvent tous deux à perquisitionner l’appartement d’un suspect. En entrant dans la chambre à coucher, Constant comprend qu’il va entrevoir des accessoires très éloignés de l’objectif de leur enquête.

En effet en ouvrant le second tiroir de la commode il découvre des jouets en tous genres, ce qui est plutôt en phase avec la déco luxurieuse de la pièce : tableaux et statuettes de nues, draps de soies…

Lorsque Aurélie arrive pour lui dire qu’elle a fait chou blanc elle ne peut s’empêcher de le vanner quand elle le trouve avec un énorme gode dans la main.

-Il est strictement interdit d’emprunter les affaires d’un suspect !

Il se sent un peu con sur le coup, mais tient à partager sa découverte.

-Viens voir la collection est impressionnante.

Amusée la policière s’installe à coté de son collègue, ils commentent ensemble chaque pièce. Il arrive que Constant ait besoin d’éclaircissement au sujet de certains ustensiles, du coup les connaissances d’Aurélie l’intrigue.

-Tu me sembles bien informée ?

-Je te rappelle que je suis célibataire.

Après un court temps de réflexion, Constant demande :

-Tu as des trucs comme ça ?

-Ben oui, ne fais pas cette tête ! Les plaisirs solitaires ne sont pas réservés uniquement aux mâles en rut.

Constant se dit que finalement ça ne l’étonne pas d’elle. Du coup surgit de nulle part ce qu’il peinait à avouer depuis une éternité.

-Tu peux jeter tout tes engins en silicone car je suis prêt à te faire du bien chaque jour si tu le souhaites.

Assommée, elle en perd son sens de la repartie, ce qui donne à son soupirant le temps d’argumenter.

-Aurélie je t’aime comme un fou, je veux passer chaque instant qui me reste à vivre avec toi, et cela même quand tu fais la gueule, ou que tu hurles à faire trembler les murs.

-Wow, c’est la déclaration la plus frapadingue qu’on ne m’ait jamais faite !

La caractérielle se dit que voilà enfin un mec qui ose. Il est vrai que Constant compte vraiment, mais à aucun moment elle ne l’a envisagé comme un amant potentiel, mais plutôt comme un grand frère protecteur.

Maintenant qu’il est lancé, Constant ira jusqu’au bout. Il s’approche de la femme de sa vie qu’il surplombe d’une tête pour lui caresser tendrement la joue du revers de sa main.

Aurélie décrypte l’intensité des sentiments dans son regard ce qui fait illico tomber toutes les protections. Quand il se penche sur elle pour l’embrasser elle ressent une douce chaleur envahir tout son corps, comme si elle s’était enfin déverrouillée.

En un rien de temps ils se trouvent allongés côte à côte à se découvrir. Constant est fébrile, il s’est joué cette scène si souvent qu’il a peur de la rater.

Tant de fois il a rêvé toucher ce corps voluptueux, enfin il perçoit ce mélange de fermeté et de rondeur exceptionnelle qui reflètent parfaitement la personnalité d’Aurélie.

L’éperdu la respecte tellement qu’il en a presque honte d’être sur le point de lui faire l’amour. Mais leurs baisers enflammés lui font oublier son embarras.

La policière effleure tendrement le colosse, elle est vite prise d’une irrésistible envie de le sentir en elle.

-Fais-moi planer …

Le couple s’emboîte et se roule dans les draps glissants, Aurélie se dit que la chaleur d’un homme est quand même bien plus agréable que le plus perfectionné des sex-toys.

Constant croit rêver, qui aurait pensé ce matin en la voyant arriver en râlant qu’Aurélie finirait dans ses bras et que de plus est, s’y sentirait aussi bien.

L’emmerdeuse est métamorphosée sous les délicieux coups de reins de son ami de longue date, son plexus solaire rayonne de mille feux.

-Mon Dieu, Constant …

-Oui ma chérie  ?

-C’est si bon….

Constant renforce l’étreinte, Aurélie est totalement envoûtée par l’odeur et le corps robuste qui lui offre tant de plaisir, ensemble ils se noient dans l’abandon.

Sonnés mais émerveillés par ce qu’ils viennent de vivre, ils restent enlacés pendant de longues minutes à se contempler.

Aurélie comprend enfin tout ce qu’elle n’avait pas su interpréter pendant tout ce temps. Par facilité elle avait choisi de barricader son cœur alors que le grand amour était à sa portée depuis si longtemps.

En y réfléchissant elle a gagné le gros lot.

L’amoureux l’observe et l’interroge.

-A quoi penses-tu  trésor  ?

-Que des fois je suis très con !

Aurélie se blottit tout contre Constant et rajoute :

-On garde ça pour nous, d’accord ?

-Bien sûr mon ange, pas la peine d’alimenter les rumeurs de bas étages.

Le couple rejoint le poste, en tentant de cacher son bonheur.

Mais rien n’échappe au fin limier, Virgile leur balance.

-Il était temps, c’était bien au moins ?

 

Le manque

 

Qui a t-il de plus douloureux que la privation de l’être cher ?

Existe-il pire souffrance que l’absence ?

Toutes les personnes devant survivre abandonnées dans un environnement devenu bien trop grand, connaissent certainement l’insupportable réponse.

Par malheur aucune recette miracle n’est disponible pour atténuer le chagrin lié à cette pénurie.

À chacun sa solution pour continuer à survivre dépourvu de ce qui lui est essentiel.

Il y a mille et une échappatoires plus ou moins sensés. Certains se plongent dans le travail, d’autres se concentrent sur l’éducation des enfants là où les plus fragiles glisseront vers des excès en tous genres.

Pourtant peu importe l’ersatz, le soir venu l’effroyable vide aux creux de l’estomac vient submerger même les plus optimistes.

D’autant plus que la nuit escortée de rêves illusoires peut alors se montrer fort cruelle.

Accablé, à quoi se raccrocher quand tout semble perdu ?

 

Les vertus des Sex-toys

 

Dans une vie de couple les jouets sont bel et bien des alliés et non des ennemies comme beaucoup semblent encore le penser.

Car il s’agit bien d’un complément pour une vie sexuelle épanouie et non un simple substitut pour célibataires revêches.

Il y en a pour tous les goûts : grands, petits, larges, durs, mous, vibrants, sobres, colorés etc. …

Ce qui offre avec un peu d’imagination une variété infinie de possibilités.

Difficile dans cette vaste gamme de ne pas trouver chaussures à son pied !

                                                ….pour ne pas dire autre chose…

D’autant plus que leur acquisition est facilitée. En effet ces gadgets étonnants ne sont depuis quelques années plus uniquement disponibles dans des magasins spécialisés.

Il est aisé de se les procurer un peu partout en plus des vente en réunion et surtout par le net en livraison sous plis discret ce qui facilite encore la démarche.

Enfin se trouve à la portée de tous, l’inégalable bonheur de vivre avec une partenaire satisfaite, car mieux vaut être comblée par du silicone que frustrée par  la chair.

 

                                                            ….pensez à recharger les batteries…        

 

 

 

Inavouable pulsion

 

À sa manière chacun d’entre nous observe avec curiosité ce que fait son prochain.

Ce n’est pas un hasard si les magazines people et la télé réalité ont toujours le vent en poupe.

Surtout qu’avec l’apparition des réseaux sociaux il ne s’agit plus uniquement de s’intéresser aux célébrités.

Le besoin acerbe d’espionner son entourage c’est développé sournoisement tout comme l’usage de colporter les « déviances » en tous genres, alors que le plus vicieux ce n’est certainement pas celui qui fait, mais bien celui qui s’en nourrit.

D’autant plus qu’inconsciemment cela excite plus que ça ne choque !

Malheureusement ce phénomène de société devient pandémique par son nombre de victimes.

Il s’agit de na pas perdre de vu que personne n’est à l’abri, étant donné que la sexualité se libère beaucoup plus vite que les esprits.

 

 À chacun de balayer devant sa couche….

Remède

 

 

Un jour au gré du chemin de notre vie arrive une rencontre qui s’avère être « la rencontre ».

Cette personne va incontestablement être la solution à nos problèmes, le remède contre les blessures qui nous empêchaient d’avancer sereinement.

Encore faut-il être attentif pour ne pas passer à côter de cette aubaine bêtement pour d’obscures raisons d’ego, de morale ou de différence de culture.

Il est vrai que le changement même positif peut faire peur, car malgré tout on reste enchaîné à notre routine même si elle nous détruit à petit feu.

De plus totalement formaté, on en aurait presque honte d’être heureux dans ce monde où tout va mal.

Pourtant le bonheur existe, il suffit d’ôter son armure, ouvrir son cœur et apprendre à aimer et surtout se laisser chérir.

 

                                                                       …sauvez Cupidon…                                        

Lola

 

Lola et Tess sont d’inséparables amies. Du haut de leurs vingt ans, leur amitié datant de l’année du bac semble sempiternelle.

Comme toutes les filles de leur âge, elles profitent de la vie : bars, boites de nuit, rencontres éphémères.

Lorsque Tess tombe amoureuse, Lola se trouve un peu larguée : elle ne comprend pas l’intérêt de se caser si jeune, de plus d’après ses confidences, ses précédentes liaisons amoureuses ne lui ont pas apporté satisfactions.

De son côté Lola trouve les mecs lourds, sans intérêt et sexuellement inefficaces.

Elle n’a d’ailleurs jamais osé avouer à Tess qu’elle préférait les filles, de peur que cette révélation ne gâche leur attachement.

De toute façon, elle n’a eu que deux petites amies dans sa courte existence.

La première lorsqu’elle avait à peine treize ans, leur connexion  n’a pas été consommée et la deuxième quatre ans plus tard. Malheureusement cette aventure clandestine avait été contrecarrée par le déménagement subit de sa bien-aimée.

Lola a eu beaucoup de mal à faire le deuil de cette relation. La souffrance de cet amour perdu la faisait dépérir. Son entourage s’en inquiétait mais n’avait pas trouvé de réponses à leurs interrogations, d’autant plus que la jeune fille se murait dans le silence.

Lorsque quelques mois plus tard elle se trouve dans la classe de Tess, la bonne humeur de cette dernière lui redonne goût à la vie.

Pourtant à aucun moment, elle n’a espéré autre chose que de l’amitié.

Surtout  que pour brouiller les pistes, il lui est arrivé de coucher avec des mecs lors de soirées déjantées.

De toute façon, elle n’a rencontré aucune fille capable de lui faire tourner la tête depuis sa difficile rupture.

Un soir Lola tombe sur la mère de sa meilleure amie, elle est immédiatement frappée par la beauté, le charisme de cette créature hyperactive qui ne fait pas du tout son âge.

La jeune femme habituellement sûre d’elle, se sent totalement désarmée, elle demande timidement:

– Bonsoir Madame, Tess est prête ?

– Tu dois être Lola, enfin je fais ta connaissance ! On va pouvoir papoter un peu,  car ta copine a la fâcheuse tendance à s’éterniser dans le bain. Mais par pitié, ne m’appelle plus Madame, ça fait vieille peau !

– Oui Madame, euh pardon, veuillez m’excuser.

– Je m’appelle Natascha et le vous est proscrit !

Lola rougit et bafouille :

–  C’est noté…. je ne ferai plus d’erreur.

Natascha détend l’atmosphère en lui servant un cappuccino, elles discutent de choses et d’autres, la conversation est fluide malgré la différence d’âge.

Lorsque trente minutes plus tard Tess arrive enfin, elle jette un regard noir à sa mère tout en s’adressant plutôt sèchement à sa meilleure amie.

–  Désolée pour le retard, mais me voilà prête pour faire la fête.On y va?

–  On y va !

Lola suit son amie à contre cœur, elle se sentait si bien auprès de cette charmante dame.

Une fois dans la voiture, elle pose une question qui la tracasse.

–  Ta mère est super- sympa, comment ça ce fait que tu ne me l’as pas présentée plus tôt ?

La question semble embarrasser Tess qui change de sujet, Lola n’insiste pas.

Une fois de plus les deux copines passent une super soirée, leur entente est parfaite. Malgré tout sur le trajet du retour l’esprit de la jeune fille vagabonde.

La relation qu’entretien son amie et sa splendide mère semble compliquée, mais ce n’est pas ce qui la travaille le plus : Natascha l’électrise, elle aurait tant aimé prolonger leur conversation jusqu’au bout de la nuit.

Les jours suivants, elle essaye désespérément de la croiser, mais cette femme est partout et nulle part à la fois. Entre ses déplacements régionaux pour son boulot, le sport et les sorties, Natascha est plus dynamique que tous les jeunes de son entourage.

Lorsque par miracle, Lola l’aperçoit à la supérette du quartier, ses jambes flanchent et une bouffée de chaleur emplie son corps tout entier.

Il faut se rendre à l’évidence, elle a le béguin pour la mère de sa meilleure amie qu’elle trouve parfaite :  Natascha est à la fois belle, jeune d’esprit et surtout elle a un charme manifeste.

Son corps sec, résultant de nombreuses années de triathlon, lui donne une réelle prestance. Sa coupe ébouriffée au reflet roux et ses yeux marrons en amande lui vont à ravir.

En comparaison Lola se trouve quelconque avec ses cheveux mi- longs généralement mal coiffés et son corps bien trop mou, l’activité sportive étant son ennemi.

Elle tente de se raisonner : premièrement on ne touche pas aux parents de ses amies, deuxièmement rien ne prouve que cette femme soit homo et troisièmement la différence d’âge lui fait froid dans le dos.

Malgré tous ses arguments, ses rêves reflètent chaque nuit cette inexorable attirance et quand elle retrouve sa best friend elle réalise la ressemblance frappante mère-fille, malgré la couleur naturelle châtain clair de cette dernière.

C’est un peu comme si elle était tombée amoureuse de Tess. Cette idée lui glace le sang : les deux filles ont tant de fois dormi dans le même lit.

Sans compter que si cet improbable fantasme devait se réaliser un jour, leur rapport de confiance  serait certainement fortement ébranlé.

Lola prend la décision de dompter cette attirance, la bataille est simplifiée car loin des yeux, loin du cœur.

Cependant le destin en a décidé autrement.

Le hasard a voulu que Natasha soit amenée à gérer la tutelle de la grand-mère de Lola. Par la force des choses, les deux femmes se croisent régulièrement. Une complicité s’installe et lorsqu’ un  après-midi elles se retrouvent seules au domicile de la vieille dame, l’impensable se produit.

La mère de son amie se lance à l’offensive.

–  Tu es très jolie, je n’arrête pas de penser à toi, j’aime ton sourire et tes yeux un peu tristes…

Oh lalalala, Lola est atrophiée, si le désir est partagé il sera impossible de résister, il faut absolument penser à Tess.

Mais la mère de sa camarade a de sacrés arguments. Lorsque Lola sent le premier baiser sur sa joue, elle sait qu’elle n’aura pas la force de lutter.

À l’ instant où leurs lèvres se superposent la jeune fille est au bord de l’évanouissement, ce qu’elle n’osait à peine imaginer est en train de se réaliser.

Quand elle sent la savoureuse langue s’infiltrer doucement dans sa bouche son cœur s’emballe, elle répond à cet appel avec conviction et ose enfin toucher l’interdite.

Ce corps ciselé l’a fait défaillir, elle est prise dans un tourbillon sensuel.

Natascha continue sa conquête en glissant ses mains sous le top de la jeune femme pour jouer avec les mamelons durcis par l’excitation extrême. Très vite elles se retrouvent sur le vieux sofa de la mamie.

La main de l’expérimentée se faufile dans le pantalon de Lola qui gémit lorsque sa figue est stimulée.

Tout en mordillant l’oreille de sa maîtresse, elle lui susurre.

–  J’ai tellement envie de toi …

Natasha lui ôte rapidement le jean et se précipite vers son triangle, ce qui fait frissonner la fille qui est surprise par l’intensité des sensations.

–  Mon Dieu Nat, c’est si bon…

–  Ma jolie, je vais te donner beaucoup de plaisir.

Les coups de langue sont magistraux, Lola se dit qu’enfin elle est tombée sur quelqu’un qui sait s’y prendre.

La première ondée de plaisir est plaisante, mais ce n’est qu’une entrée en matière.

Natascha se met à stimuler soigneusement l’entrée du vagin de la jeune créature avant de la doigter sauvagement.

Lola se désintègre à répétition, ce qui est un réel choc.

En effet, même si elle avait envie de cette femme, jamais elle n’aurait imaginé vivre une telle expérience.

Elle comprend pourquoi elle s’est toujours ennuyée au lit, car avant ce jour de grâce aucun de ses partenaires n’avait le niveau requis.

La jeune femme n’a plus aucun contrôle sur son corps rendu poisseux par la sueur, elle se tord dans tous les sens.

Natascha ne se lasse pas de la faire geindre, elle prend un réel plaisir à la fouiller lécher, caresser sans relâche.

C’est pour elle une énorme satisfaction d’écarteler cette jeune chatte.

Au bout d’une heure de délicieuse torture, Lola demande grâce.

–  Nat arrête, je n’en peux plus, il faut que je reprenne mon souffle.

Natascha affiche un air satisfait.

–  J’ai adoré te faire jouir, ma princesse.

Complètement exténuée, Lola répond faiblement.

–  C’était divin, je vais mettre des jours à m’en remettre, je plane à mille….

Tout en lui caressant délicatement les seins, la mature lui confie.

–  Il faudra t’y faire, car j’ai très envie de te réitérer le plus souvent possible.